Photo Alfred Boudry BDProvençal et Languedocien, Alfred Boudry franchit le Rhône depuis toujours. Dès l’âge de 14 ans, l’envie d’inventer des histoires le démange. Après un Bac suivi d’études de cinéma à Aix-en-Provence (où la rencontre avec Nicole Brenez lui fait saisir l’importance du style), il improvise une carrière de conteur de rêves collectifs. Pour vivre, il traduit des manuels d’instructions de machines dangereuses, des articles scientifiques et des règles de jeux.

En 1996, il boucle un roman d’aventures épiques qui mettra dix-sept ans à trouver éditeur. En 1999, une de ses nouvelles, « Pris mal », est publiée pour la première fois dans la revue nantaise « Sol’Air ». En 2000, il monte sur les planches auprès de l’homme « à la voix qui vole » (Alain Simon), écrit et monte un Objet Théâtral Non Identifié : « Synthèse des coups de foudre », puis une dizaine d’autres textes inclassables ; il en produit un autre (« Dialogues en forme de croissant économique ») qui sera joué par la Compagnie informelle Les Mains dans les Poches. Remarqué par la Compagnie Cyber-Rustic, il crée un langage original dans lequel s’expriment les acteurs-manipulateurs du spectacle « La Station des Sens » (2002, Marseille), inventant ainsi le métier de Graphistologue et la langue Bourlingue. Sa saynète « Passe Temps » reçoit un prix au concours 2002 de la Cité du Livre d’Aix-en-Provence. En 2008, il met en scène le « Stabat Mater Furiosa » de Jean-Pierre Siméon à Avignon pour la Cie Ailes.

En 2004, il devient lecteur de manuscrits pour les éditions Au Diable vauvert. Il découvre six nouveaux auteurs français (Grégoire Hervier, Julien Blanc-Gras, Marc Vassart, Alain Guyard, Jestaire et Thomas Clément).

En 2007, pour Au Diable vauvert, il traduit « La mariée mise à nu », de Nikki Gemmell, puis deux autres romans hors-normes, « Électrons libres » de James Flint et « Nymphormation » de Jeff Noon (pour La Volte). Il découvre aussi « Colors insulting to Nature » de Cintra Wilson, qu’il traduit.

Tout en résumant les pratiques réelles du monde de l’édition dans « Il était une mauvaise foi », il anime un atelier d’écriture créative bilingue dans une librairie-salon de thé. Les textes produits deviennent un Objet Littéraire Non Identifié, « La Bibliothèque nomédienne », publié chez L’Atalante en 2008. Suivent alors « La Digitale » (actusf, 2010) et « Les Désamants » (avec Héléna Demirdjian, chez L’Aube en 2012).

En 2013, le nouvel éditeur numérique et papier Le Peuple de Mü publie « Le Sang de Robespierre » (2013), « Exploration totale » (2014) et « La Sagesse des Piliers » (2015).

En 2013, il publie avec Michael Roch le premier feuilleton sur Twitter écrit à deux : « Les aventures dialographiques de Sherlock Holmes et du Dr Watson » (#sherwat), qui sera auto-publié en 2014.

« Fantaisie baroque », un polar historique libertin, sort en 2016 chez Adynata.net.

L’atelier d’écriture « Du cauchemar au récit » produit des récits fantastiques réunis sous le titre « La nuit promet d’être belle » (sous le parrainage du chanteur Jacques Higelin). L’atelier d’écriture « Les Vicariants », qui a mobilisé cinq auteurs pendant trois ans, paraît en 2016 et 2017 au Peuple de Mü, en trois volumes, dont un numérique.

Autres projets en cours : « The Debunkers » et « Fucking Icons (in your dreams) » avec Julie Mornelli.

Hors des sentiers battus, Alfred Boudry combat les préjugés tels que « genre littéraire », « respectabilité », « rentabilité », « reconnaissance professionnelle » et autres cases forcément étriquées, explorant la marge chère à Romain Gary, sans dieu ni maître (mais avec deux maîtresses : Curiosité et Imagination).

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