photo anne david_webAnne David s’est exercée au sein de diverses branches de la fonction publique dans le secteur culturel et l’art contemporain. Elle a également travaillé à des postes infra-subalternes pour de grandes entreprises françaises et a toujours fini par en revenir. Elle croit, avec la ferveur des naïfs, aux vertus de la démocratisation culturelle et que 10 minutes d’un film de Ange Leccia ou Catherine Nyeki font plus pour le bonheur que 1h sur TF1. M’ouais elle pense que ça vaut le coup d’y croire car l’alternative lui est insupportable.

Aujourd’hui a 38 ans, elle profite du chômage pour « repositionner son parcours professionnel et s’intègre à son propre objet d’étude dans ses « Chroniques d’une branleuse » (éd. Vanloo). Anne David propose une lecture distanciée de cette lente dégradation de l’ego, de l’estime de soi, des modifications des relations sociales et professionnelles qu’occasionnent l’exclusion des réseaux professionnels, le manque d’argent, c’est à dire le chômage.

« La prose d’Anne David est efficace et juste. Elle a des vivacités, sait décrire des colères et des amertumes autant que des espoirs retrouvés et des illusions perdues. La chroniqueuse a beau avoir des ressources pour mettre à distance – c’est l’une des motivations du geste d’écrire –  le chômedu s’insinue dans sa vie. L’écriture ne force jamais ni les mots ni la note : entre les titres, les images et les textes s’établissent des relations vivantes, décalées, souvent drôles, et la variété même des illustrations confère une légèreté et une humeur rieuse aux pages », in Spirale magasine n°254, Montréal, 2015