Voici donc les grands traits, les grandes lignes.
Le résumé d’une vie et d’un parcours inachevé qu’il faut pourtant tenter de dire et de simplifier. Mais au fond les choses sont assez simples. Au commencement c’est sur les bords de la Méditerranée qu’est né Ludovic Iacovo, devant un ciel bleu et une mer immense. Plus tard et comme un écho lointain, la lecture de Camus et de Grenier confirmeront ses intuitions premières : nous sommes devant la vie comme nous sommes devant la mer, inhumaine, immense, rêveuse.
Alors entre-temps et pour mieux comprendre cela, il a fallu penser, écrire, dessiner, peindre, ou même photographier, devenir un chef d’orchestre de la matière, un explorateur de la pensée, un plasticien des mots. Un détour à l’université s’imposait histoire de renouer avec les grandes humanités. Et puis, à la fin, le désir de continuer et de ne plus jamais cesser de concilier l’art et la vie. Et le rêve, surtout le rêve comme obsession et l’univers du conte si propice à rapprocher la poésie de la philosophie – c’est Ponge qui le dit.
En 2015, nouvelle rencontre avec la figure du grand navigateur Pythéas dont il donne le nom à sa maison d’édition, une production de livres d’art faits main et de la manière la plus singulière qui soit comme autant d’œuvres donner à lire ou à voir.